Pôle National Supérieur de Danse Rosella Hightower
Direction artistique et pédagogique, Paola Cantalupo
Répétiteur, Maurizio Drudi
Responsable communication et production, Julie Sonnet
Assistante de production et diffusion artistique, Céline Giovanelli
Le Cannes Jeune Ballet Rosella Hightower est la compagnie junior du Pôle National Supérieur de Danse Rosella Hightower, un établissement de référence inscrit dans le réseau des pôles d’enseignement supérieur du ministère de la Culture. Créée par Rosella Hightower au début des années 80, elle regroupe les élèves de la dernière année de formation du cycle supérieur pré-professionnel en préparation au Diplôme National Supérieur Professionnel (DNSP) de danseur·se. Véritable tremplin vers la vie professionnelle, la compagnie permet aux jeunes artistes d’acquérir une expérience scénique concrète, en abordant les exigences du métier dans un cadre mêlant exigence technique et engagement artistique. Son répertoire, en constante évolution, alterne entre pièces classiques, néo-classiques, créations contemporaines, reprises de jeunes auteurs et œuvres de chorégraphes reconnus, offrant aux étudiant·e·s une formation riche et polyvalente.
« L’Orchestre » Création en 2022 / Chorégraphie : Jean-Sébastien Colau et Vincenzo Veneruso / Musique : Wolfgang Amadeus Mozart
Jean-Sébastien Colau et Vincenzo Veneruso ont créé pour le Pôle National Supérieur de Danse Rosella Hightower une pièce abstraite, dans un style mélangeant l’académique et le néoclassique, inspirée par le génie et la beauté de la musique de Mozart. Ce dernier s’appuie sur la diversité et la richesse des émotions que sa musique peut transmettre : la joie, la beauté, la vie débordante, l’exubérance tout comme la sensibilité, la profondeur, la fragilité…
« Crepuscolo » Création en 2022 / Chorégraphie : Francesco Curci / Musique : Wolfgang Amadeus Mozart
Crépuscule, c’est un poème en mouvement, une célébration des derniers instants d’un amour. Initialement inspiré par les adieux de Mozart et Constance, ce duo est devenu un hymne ò toutes les fins qui se font dans la lumière. Le mot crépuscule incarne ce moment suspendu où le jour et la nuit se rencontrent. II symbolise la beauté douce de l’adieu. Les histoires se terminent, les êtres chers nous quittent, maisl’amour, lui, ne s’éteint jamais.
C’est cette lumière intérieure qui emplit le cœur, nourrie par les souvenirs. À travers la danse, les corps ne racontent pas une fin, mais la force d’un lien éternel. Les mouvements sont une dernière étreinte, une dernière danse, un hommage à ce qui a été. Ce duo est une ode àla résilience et à labeauté, qui nous rappelle que les sentiments les plus profonds ne disparaissent jamais.
« Don Quichotte », Pas de deux / Chorégraphie : Marius Petipa / Musique : Ludwig Minkus
Éclatant de virtuosité et de caractère, le Pas de Deux de Don Quichotte est un joyau du répertoire classique. Tiré de l’acte III du célèbre ballet inspiré du roman de Cervantès, ce passage célèbre l’union flamboyante de Kitri et Basilio dans une explosion de fougue espagnole. Ce duo, exigeant et hautement technique, conjugue puissance, vivacité et précision. Il offre aux danseurs l’opportunité de briller par leur maîtrise du style académique tout en incarnant des personnalités vives et enjouées. Pour la saison 2025-2026, le Cannes Jeune Ballet choisit d’inscrire cette pièce au programme comme un hommage à l’énergie de la jeunesse, à la rigueur de la tradition, et à la joie pure de danser.
« Soudainement ici » Création / Chorégraphie : Ruben Julliard
Soudainement, ici est une pièce chorégraphique qui s’ancre dans l’instant : cet éclat imprévisible où les corps se croisent, se frôlent, se découvrent. C’est dans cette zone fragile, souvent silencieuse, que naît la rencontre. C’est l’énergie de l’autre, sa présence, son écoute, son mouvement qui la déclenche, qui la fait exister. Chaque jour, nous faisons face à des dizaines, des centaines de micro-rencontres. Mais lesquelles retiennent notre attention ? Qu’est-ce qui fait que, soudainement, une présence nous touche ? Pourquoi choisissons-nous parfois d’avancer vers l’autre, de prolonger l’échange ? À partir de là, une histoire commence – qu’elle soit brève ou durable, marquante ou imperceptible, elle laisse une trace. Même sons mots, même dans le silence, la rencontre agit. La pièce explore cette tension entre l’éphémère et l’essentiel. La rencontre peut être frontale, fluide, fragile, heurtée mais elle transforme. Nous ne sortons jamais indemnes d’une rencontre, qu’on le veuille ou non. Elle modifie nos trajectoires, nos corps, nos pensées. Soudainement, ici donne corps à ces instants suspendus, à ces contacts subtils ou intenses qui, sans prévenir, viennent nous déplacer.