Le Sacre du printemps, de l’intime à l’explosion sonore
Un soir de juin 1912, dans un salon parisien, Stravinski et Debussy faisaient découvrir, à quatre mains, une première version du Sacre du printemps, ballet appelé à bouleverser l’histoire de la musique. Né pour accompagner les répétitions de la chorégraphie de Nijinski, cet arrangement révélait déjà toute la puissance et la modernité d’une œuvre devenue mythique.
Dans une nouvelle adaptation pour deux pianos enrichis de percussions, cette partition retrouve son énergie brute et son incroyable foisonnement. En écho, Pulse Magnet de Matthew Hindson prolonge cette quête du rythme et du mouvement, entre influences jazz, pop et musique contemporaine. Deux œuvres traversées par une même force : celle d’une pulsation qui ne cesse de se réinventer.
En miroir, Pulse Magnet (2001), du compositeur australien Matthew Hindson explore avec énergie, chatoiement et liberté une partie de ce qu’une simple pulsation semble pouvoir, à l’infini, générer. Usant avec frénésie et poésie de multiples influences, jazz, pop et contemporaines. Pièce qui n’aurait pas existé sans le Sacre bien qu’elle ne lui doive déjà plus rien !
Laetitia Grisi et Julien Martineau, piano
Raphaël Aggery et Christophe Perez, percussions